CONSEIL REGIONAL DE L'ORDRE DES MEDECINS DE BLIDA

Wilayate de Blida - Djelfa - Médéa - Tipaza

Renouvellement de moitié de la section ordinale nationale des médecins : Autopsie d’une élection.

Le Président

Dr TERKMANE Yacine

18 février 2026

Les élections de renouvellement de moitié de la section ordinale nationale des médecins (SON) se suivent et se ressemblent, celle du 12 février 2026 n’a pas dérogé à une tradition désormais bien installée depuis près de vingt-cinq années et probablement pour longtemps. Deux constats, constants s’imposent 1 – La même coterie, à quelques confrères près, est reconduite. 2 – la section ordinale régionale des médecins de Blida est de nouveau proscrite.

Elus à la SON médecins.

Les 12 élus du secteur privé, les six de santé publique et les six hospitalo-universitaires sont élus, comme un seul homme, dans un mouchoir de poche, dans une fourchette de score très serrée entre 284 et 250 voix. Les scores des mieux classés parmi les candidats non élus dans les trois secteurs d’activité sont à des années lumières, respectivement à 35, 27 et 42 voix . Connaissant le modus opérandi, ces résultats ne nous étonnent guère. Ils étaient attendus, ils étaient prévisibles. Ils sont le résultat de la non tenue de l’assemblée générale élective, regroupant tous les membres des douze sections ordinales régionales (SOR), édictée expressément à l’article 193 du décret 92/276 du 6 juillet 1992 portant code de déontologie médicale et son contournement par le vote par correspondance. Le vote par correspondance de la SON est quasiment la règle, déposé au niveau des sections régionales puis acheminé à la SON le plus souvent par les Présidents de SOR. Depuis 1999, bien que l’article 193 sus-cité l’édicte expressément, aucune assemblée générale, ordinaire ou élective, n’a été tenue. Aucune élection de renouvellement de la SON n’a été tenue dans le cadre règlementaire.

 

Bannissement de la SOR de Blida du débat national.

Le bannissement de la SOR de Blida était prévisible, était attendu. Ses 3 candidatures à la SON ne l’étaient que pour confirmer ce modus opérandi. Une SON amputée de la 4 ème SOR sur le plan national,, représentant quelque 17% des médecins, n’est plus stricto-senso nationale. Ce bannissement s’inscrit dans un ostracisme, car déjà injustement privée de son quota de visas. Il est la contrepartie

d’une SOR critique, souveraine et soucieuse du respect de la législation et de la règlementation. Ce comportement qui fait prévaloir l’égo à l’intérêt supérieur de la corporation explique l’état de léthargie dans lequel se trouve l’ordre national des médecins, et l’imbroglio juridique dans lequel il s’est fourvoyé, hypothéquant sa crédibilité, sa légalité et sa légitimité.

Cette contribution n’est point l’expression d’un ressentiment ou d’une rancœur face à un bannissement qui en fait honore la SOR de Blida, mais celle d’une faillite de la réhabilitation de l’Ordre national des médecins dans le paysage institutionnel de notre système de santé.